Malencontreux hasard de l'actualité ou lien de cause à effet ?
Publié le 4 Septembre 2017
Il est des téléscopages dans l'actualité qui sont particulièrement révélateurs. La semaine dernière nous en a donné un qui est très inquiétant pour l'avenir de la planète.
Le 23 août, le président brésilien, Michel Temer dont nous avons déjà montré le sens des affaires et du pouvoir ici, a décidé par décret de livrer 4 millions d'hectares de forêt amazonienne à l'appétit des firmes minières. C'est l'équivalent du territoire suisse. La richesse des sous-sols en or, fer, manganèse et tantale attise les convoitises depuis des décennies et nourrit un conflit entre écologistes et industriels. Car la forêt amazonienne est considérée comme le poumon vert de la planète, c'est un immense piège à CO2, gaz responsable de l'effet de serre. De par son rôle régulateur sur le CO2, la préservation des forêts est un enjeu majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique.Visiblement, l'illégitime président brésilien, se moque pas mal de l'avenir de la planète, tout préoccupé qu'il est de conserver le pouvoir pour servir le monde des affaires avant tout. Depuis la justice brésilienne a annulé les quatre décrets en question mais la forêt amazonienne n'est pas sauvée pour autant, cet épisode montrant bien la pression croissante qui pèse sur son avenir.

Autres climat, autre mauvaise nouvelle, le mois d'août a été marqué par un grand épisode d'incendie... au Groënland ! S'il ne s'agit pas du premier incendie dans cette région du monde, cet épisode est historique de par sa durée et son étendue. Ce gigantesque incendie s'est déclenché dans un contexte caractérisé par une hausse des températures, un record de chaleur venant d'être battu cet été. Cela a eu pour conséquence un assèchement de la tourbe qui est devenue hautement inflammable.

Ce téléscopage de l'actualité n'est hélas pas dénué de liens. Le réchauffement climatique qui menace la planète est une conséquence de l'activité humaine. La révolution industrielle du 19ème siècle a déclenché le processus en cours actuellement, illustrant bien que ce phénomène résulte de choix de société. Des décisions semblables à celle prise par Michel Temer concernant la forêt amazonienne contribuent à alimenter la dangereuse spirale du réchauffement en priorisant la quête de profits à la pérennité de la planète. Rompre avec les logiques financières est une nécessité pour réellement prendre en compte les besoins de préservation de la nature.
/image%2F0958779%2F20170715%2Fob_332d54_jaures.jpg)